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Formation gratuite à l'informatique
À propos du budget 2018
Inauguration de l' Académie René Borremans
Hommage à René Borremans

VODECLIC : S’AUTOFORMER À L’INFORMATIQUE GRATUITEMENT

COMMUNIQUÉ REÇU LE 19/01/18

À partir du 1er février 2018, les usagers de la bibliothèque de Fleurus auront accès, gratuitement, au catalogue de formations informatiques « Vodeclic »..

À partir du 1er février 2018, les usagers de la bibliothèque de Fleurus auront accès, gratuitement, au catalogue de formations informatiques « Vodeclic ».

Toute personne inscrite à la bibliothèque aura accès gratuitement à un compte en ligne permettant de s’autoformer en sélectionnant les modules de son choix par l’intermédiaire du catalogue « Vodeclic » réunissant plus de 60 000 modules de formation sous formes de capsules vidéo thématiques.

Pratiquement, l’accès est illimité et les formations peuvent être suivies à domicile, sur l’ordinateur familial, le smartphone, ou depuis l’un des cinq ordinateurs mis à disposition à la bibliothèque de Fleurus. Par un compte personnel, les utilisateurs ont accès à un portail et peuvent sélectionner les modules parmi des milliers de formations disponibles. Un tableau de bord permet de gérer son compte, ses notes, ses évaluations et organiser la planification de son ou ses apprentissages.

L’investissement consenti par l’asbl Bibliothèques de Fleurus vise à lutter contre la fracture numérique et à développer les compétences essentielles aujourd’hui en technologies, en apportant un service pouvant répondre à la diversité des besoins des étudiants, des demandeurs d’emploi, des salariés, des indépendants, des pensionnés et des curieux.

Les formations disponibles sont adaptées aux débutants comme aux plus aguerris :

  • Premiers pas avec un ordinateur (Windows, Appel, Linux), une tablette ou un smartphone ;
  • Bureautique et bases de données : Windows Office, Libre Office, Access, FileMaker Pro 11, etc.
  • Réseaux sociaux : Facebook, Youtube, Twitter, Wordpress, etc. ;
  • Internet : Firefox, Avast, Dreamweaver, etc. ;
  • Multimédia : InDesign, Illustrator, Gimp, Photoshop, AutoCAD, Lightroom, etc. ;

Mais aussi, pour les professionnels (en anglais) :

  • développement et programmation,
  • réseaux et serveurs,
  • Cloud computing,
  • sécurité,
  • ERP,
  • Sharepoint,
  • et bien d’autres.

Le service sera présenté au public lors d’une démonstration libre le jeudi 1er février 2018 entre 18 h 00 et 21 h 00.

Pour un aperçu du catalogue « Vodeclic » : http://pdf.vodeclic.com/vodeclic/catalogue.pdf

Contact : Élodie Dehon, bibliothécaire-dirigeante
15, Place Albert Ier - 6220 Fleurus

071/822.470
Téléphone : 071/822.475 – 0497/16.58.06

 

labonnesource@live.be
Couriel : elodie.dehon@gmail.com

 

www.facebook.com/labonnesource

 

 

 

le budget 2018

COMMUNIQUÉ REÇU LE 22/12/17

 

Lors du Conseil communal du 18 décembre 2017, le Collège communal de la Ville de Fleurus, a présenté un budget 2018 se voulant ambitieux dans ses investissements mais également dans les moyens consacrés aux priorités que sont l’action sociale et le bien-être des citoyens, la sécurité et le développement de l’épanouissement de chaque Fleurusien. Avec un boni de près de 28.000 €, les finances de la Ville de Fleurus sont saines.

Ainsi, 2,5 millions € sont consacrés à la Zone de police et près de 1,2 millions € au Service Incendie. Ces budgets visent à déployer des moyens efficaces pour maintenir la sécurité des citoyens, notamment lors de grandes manifestations (Cavalcade, Halloween, etc.).

Le CPAS fait l’objet d’une dotation de près de 2,5 millions € afin de lui permettre d’assurer ses missions envers nos concitoyens les plus fragilisés.

Les budgets alloués à la culture, au sport, aux bibliothèques ou encore à notre Cavalcade sont maintenus, et ce pour assurer les moments de détente et éducatifs, notamment, à nos jeunes, tandis que les moyens dédiés aux aînés ont été légèrement augmentés.

Du côté du Personnel communal, des dépenses sont prévues à l’ordinaire pour la revalorisation des petits barèmes et les nominations des agents communaux, cheville ouvrière de l’administration.

Il est à noter que certaines dépenses n’ont pas été inscrites à l’initial (CRA, manifestations et acquisitions diverses) car elles feront l’objet d’une analyse en début d’année visant à en assurer la pertinence et en revoir les contours pour des services plus adaptés.

En ce qui concerne les recettes, toutes les taxes et redevances qui ne nous sont pas imposées par d’autres niveaux de pouvoir n’ont pas été augmentées.

Au niveau des investissements, qui sont estimés à plus de 20 millions d’euros, outre le centre administratif intégré, plusieurs projets ciblent directement l’accueil de la population, tels que la salle des fêtes de Wangenies, le salon communal de Lambusart ou encore la salle du Vieux-Campinaire. Les aménagements de voirie représentent plus de 6 millions € à eux seuls, dont, notamment, 2 millions € pour l’égouttage et la rénovation de plusieurs rues à Heppignies.

Enfin, les bâtiments scolaires et sportifs ne sont pas oubliés avec le remplacement de châssis de plusieurs implantations ou encore la rénovation de la salle omnisports de Lambusart.

 

INAUGURATION DE L'ACADÉMIE RENÉ BORREMANS

N'ayant pu y assister, Farfleur ne pouvait non plus passer l'événement sous silence. Voici donc pour l'évoquer la quasi intégralité du dossier de presse transmis par le service communication de la Ville de Fleurus, des photos qui y étaient à disposition et d'autres aimablement offertes par des amis. Merci à ces collaborations

Après avoir connu des difficultés de fonctionnement dans les années 2000, l’Académie de Musique et des Arts parlés de la Ville de Fleurus, rebaptisée Académie René BORREMANS, redémarrait en fanfare lors d’une journée festive le 25 avril 2015.

L’Académie a fait peau neuve, ça méritait bien un nouveau nom ! Même s’il tenait à garder en mémoire le passé de l’école Saint Victor, le Conseil Communal de la Ville de Fleurus, réuni le 30 mars 2015, a entériné à l’unanimité la proposition de l’ensemble des écoles et du directeur de l’Académie de rebaptiser l’institution Académie René BORREMANS. Un hommage à l’homme politique passionné de culture, décédé en 2014, qui fut bourgmestre du grand Fleurus jusqu’en 1993.

Le 25 avril 2015, l’Académie René BORREMANS a donc convié le public à partager l’inauguration de ses nouveaux bâtiments. La possibilité pour tout un chacun de découvrir ou redécouvrir les différentes disciplines proposées par cette institution : formation musicale et instrumentale, arts de la parole et du théâtre, danse, ateliers créatifs et poétiques, etc.

En outre, l’événement a permis de mettre en avant le jumelage que la Ville entretient avec des communes du Valli del Torre (Italie), puisqu’elle a invité en ses murs une chorale originaire d’Attimis, Faisi Dongje.

En première ligne de cette inauguration, la découverte des nouvelles installations, à la rue Joseph Lefèbvre, qui permettront d’accueillir le nombre toujours croissant d’élèves. Celles-ci sont le résultat d’un investissement communal de plus de 2 millions d’euros. Cet investissement était nécessaire.

Avec 985 élèves inscrits cette année, il n’est en effet pas utopique d’espérer dépasser la barre des 1000 élèves l’an prochain. Un cap symbolique et une belle réussite, quand on sait que la survie de l’établissement était menacée dans les années 2000.

Depuis lors, c’est tout un travail de fond opéré par Monsieur Jean-Luc BORREMANS, Bourgmestre de la Ville de Fleurus, qui a permis de faire aboutir ce projet. La première préoccupation fut de trouver une nouvelle infrastructure. L’ancienne école épiscopale Saint Victor tombant en désuétude, le choix fut arrêté sur ces bâtiments : la Ville, en collaboration avec le CPAS et Mon Toit Fleurusien se portèrent acquéreurs.

Ensuite, plusieurs années de travaux permirent de remettre les bâtiments en état (nouvelle isolation, installation d’un chauffage au gaz, ...). C’est le fruit de tous ces investissements humains et matériels que l'on fut amenés à découvrir en musique...

  • Le samedi 25 avril de 14 à 17 heures.
      • 14h00 : Découverte de la plaque commémorative en présence de Monsieur Paul MAGNETTE, Ministre- Président de la Région Wallonne, Monsieur Jean-Luc BORREMANS, Bourgmestre de Fleurus, le Collège communal et Monsieur Guy MATELART, directeur de l’Académie.
      • Dans l’après-midi :
          • Ateliers et démonstrations proposant un panel complet des cours enseignés à l’Académie
            regroupant 3 domaines artistiques :
                    • Musique ;
                    • Arts de la parole et du théâtre ;
                    • Danse.
          • La musique était représentée par les cours de piano, de guitare, de violon, de trompette, de flûte traversière, de flûte à bec, de clarinette, de saxophone, de violoncelle, d’accordéon, d’improvisation (variété, jazz), de musique de chambre et l'on espérait également présenter de la harpe. (à confirmer).
          • Arts de la parole : démonstration d’art dramatique (théâtre) et de diction.
          • Démonstration de danse classique.
    • A partir de 18h30, suivait, une soirée de gala sur réservation uniquement (les places dans la salle sont limitées à 120)
      • 18h45 : discours académiques, suivis du concert « Quatuor Auréal », sous la direction de Monsieur André RULENS – Directeur honoraire de l’Académie.
      • 20h00 : Concert de la Chorale du Valli del Torre, Faisi Dongje.
      • 21h00 : Cocktail sur réservation.

     

  • Et le dimanche matin, de nouveau sur réservation uniquement pour la même raison, on conclut avec :
      • 10h30 : Concert de la Chorale du Valli del Torre, Faisi Dongje.
      • 11h30 : Ensemble Astoria (tango argentin), sous la direction de Christophe DELPORTE, Professeur d’accordéon à l’Académie.

 

Présentation de l’Académie -

 

Direction : Monsieur Guy MATELART

Site Internet : http://www.fleurus-education.be/academie/

L'Académie de Musique et des Arts parlés, c'est :

  • 12 implantations pour vous accueillir à :
      • Fleurus - Wanfercée-Baulet - Wangenies - Lambusart - Heppignies, Mellet, Pont-à-Celles
  • 32 professeurs;

 

  • Un large éventail de cours qui couvrent les disciplines de la musique, des arts de la parole et du théâtre ainsi que de la danse.

 

  • Des spectacles variés au fil de l’année :
      • Semaine de la Musique,
      • des Arts de la Parole et du Théâtre,
      • Spectacle de danse,
      • Spectacle des Arts de la Parole,
      • Fête de la Musique,
      • Concert de Noë
  • L'Académie propose:
      • ses ensembles vocaux,
      • son orchestre de guitares,
      • ses ateliers poétiques,
      • son atelier-théâtre,
      • son ballet...

       

  • Domaine de la musique :
      • Formation musicale;
      • Clarinette - Saxophone;
      • Flûte à bec;
      • Flûte traversière;
      • Formation vocale (chant);
      • Guitare;
      • Harpe;
      • Percussions;
      • Piano;
      • Trompette - Bugle - Cornet;
      • Violon;
      • Violoncelle;
      • Chant d'ensemble;
      • Guitare d'accompagnement;
      • Histoire de la musique - Analyse;
      • Improvisation;
      • Musique de chambre instrumentale.

     

  • Domaine des Arts de la parole et du Théâtre :
      • Nous proposons d'explorer la langue française, lire pour le plaisir, découvrir des contes, des poèmes... les interpréter, jongler avec les mots, prendre la parole lors d'un exercice de communication, expérimenter, réaliser un spectacle avec le groupe, exercer nos talents de comédien.
      • Diction-éloquence;
      • Diction-orthophonie;
      • Déclamation-interprétation;
      • Art dramatique;

 

  • Ateliers créatifs

 

  • Domaine de la Danse :
      • Danse classique.

 

DISCOURS PRONONCÉ LE 25 AVRIL 2015 PAR MONSIEUR JEAN-LUC BORREMANS, BOURGMESTRE DE LA VILLE DE FLEURUS, LORS DE L’INAUGURATION OFFICIELLE DE L’ACADÉMIE DE MUSIQUE ET DES ARTS PARLÉS RENÉ BORREMANS

(texte emprunté au site de la Ville de Fleurus)


Ces nouveaux bâtiments que nous inaugurons officiellement aujourd'hui, en présence de Monsieur Paul Magnette, Ministre-Président de la Région wallonne, et qui abritent, sur le site Saint-Victor, notre Académie de musique et des arts parlés René Borremans, sont tout un symbole. Avant d'en préciser brièvement les contours, je voudrais saluer notre hôte et au nom de la Ville de Fleurus, le remercier de l'intérêt qu'il a toujours porté à notre Commune et, plus encore, de l'amitié qu'il lui témoigne.

Après un travail politique acharné à convaincre, à rassembler, à chercher les financements, en 2004, la Ville acquiert, en partenariat avec sa Société d'habitations publiques "Mon toit fleurusien" et son Centre public d'action sociale, les vestiges épiscopaliens. Je ne rappellerai jamais assez à quel point cette collaboration entre les trois institutions a été décisive dans la réalisation du projet. Ainsi pendant que MTF, dès 2009 construisait 6 appartements dans l’aile droite du bâtiment et que le CPAS installait dès 2004, à l’arrière du bâtiment, son Entreprise de Formation par le Travail orientée vers le métier d’ouvrier polyvalent en espaces verts, dans le respect de la mémoire des lieux dédicacés, depuis des décennies, à l'enseignement et de celle des Fleurusiens qui ont fréquenté jadis l'école primaire Saint-Victor, les autorités communales ont voulu conserver à l'aile gauche du bâtiment, sa portée pédagogique en l'ouvrant, cette fois, à l'enseignement artistique communal rendant, pour ainsi dire immortels, les bienfaits de l'instruction dispensée ici, depuis la création du site. Les travaux de rénovation de la partie Ville commençaient en août 2011 pour se clôturer, le 14 mars 2015, par la réception définitive du bâtiment présentée au Collège communal.

L’enseignement artistique à Fleurus a débuté modestement et n’était, à l’origine, qu’une section de l’Académie de Ransart. Son premier directeur était déjà un accordéoniste du nom d’Albert Pasquet. En 1975, Fleurus gagne son indépendance et crée sa première École de musique de 2ème catégorie, sous la direction de Monsieur Roger Maniet. C’est avec lui que d’École de musique, notre institution passera au titre d’Académie, en 1978. Ce brillant pédagogue formera des élèves comme Guy Pietquin et André Rulens qui prendront successivement sa relève à la direction de l’Académie de musique et des arts parlés de Fleurus. Il faudra attendre 2009 pour qu’un trompettiste du nom de Guy Matelart accède au poste et prenne les commandes de l’institution qui vient de se doter de ses propres installations.

Avec un peu de recul, nous pouvons apprécier le chemin parcouru et considérer l’importance des actions menées dans le cadre de l’évolution de la vie artistique et intellectuelle à Fleurus. Par ces temps de violence et d’instabilité par lesquels nous passons actuellement, les seuls repères fiables qui doivent nous servir de phares sont ceux de l’épanouissement de l’esprit et de son ouverture au monde. Les spectacles qui vous seront présentés pendant ces deux journées du week-end inaugural, en mélangeant nos artistes à ceux venus de notre jumelage avec le Frioul, en mélangeant les rythmes d’ici à ceux venus d’ailleurs comme l’Argentine, sont autant d’ambassadeurs qu’il nous faut envoyer pour indiquer notre appartenance à la même humanité. L’enseignement est un de ces repères.

Qu’il soit artistique comme ici, ou plus fondamental l’Enseignement est le garant de nos valeurs démocratiques. Pour en témoigner encore, et même si nous célébrons plus particulièrement ici notre Académie, c’est de notre enseignement communal entier dont il est aussi question. Une exposition relatant le récent devoir de mémoire de nos enfants de cinquième primaire, nous accueille dans le hall d’entrée pour rappeler que les missions de l’école sont multiples dont celle de se souvenir de ceux qui ont perdu la vie pour garantir notre liberté et ainsi participer à la beauté de vivre ensemble. Parce que notre Académie est aussi un lieu d’accueil, elle ouvrira ses portes à deux ateliers de peinture de Fleurus Culture, permettant ainsi aux arts plastiques de venir enrichir les disciplines de la musique, de la danse et des arts de la parole traditionnellement dispensées par notre institution.

Ainsi notre Commune ne se trompe pas en se dotant de bibliothèques comme La bonne Source, en créant des crèches comme les Frimousses, en rebâtissant des écoles maternelles incendiées comme ce fut le cas à la Cité du Camp Dandois, en rénovant et en agrandissant une de ses plus belles implantations scolaires à Wangenies, et en perpétuant sur ce site Saint Victor les gestes de la plus grande noblesse, celle du métier d’enseigner.

Je ne cacherai pas la joie qui est la mienne de voir s’afficher le nom de René Borremans au front de cette noble institution. J’en remercie les autorités communales et tous mes concitoyens. Mon père a ouvert beaucoup de portes par lesquelles notre Commune passe encore aujourd’hui. Celle de l’enseignement qui fut son métier débouche sur cette belle réalisation. Je remercie toutes celles et tous ceux qui l’ont rendue possible. Et chose promise, chose due, place maintenant aux artistes.

Jean-Luc BORREMANS
Bourgmestre de la Ville de Fleurus.

 

HOMMAGE À RENÉ BORREMANS

 

 

Ses très proches, ses amis sont peinés du décès de Monsieur René Borremans, né à Ath (Ligne), le 11 août 1930.

Honoré de plusieurs distinctions, il appréciait particulièrement son titre de Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres de la République française.

Il a été successivement:

- professeur et professeur honoraire de l'Athénée Jourdan,
- officier de réserve, sorti du 3ème régiment de Lanciers,
- conseiller communal et échevin à Fleurus,
- bourgmestre de Fleurus aux fusions de communes,
- conseiller provincial du Hainaut,
- sénateur élu direct de l'arrondissement de Charleroi-Thuin,
- président d'intercommunales (AIE, Brutélé),
- conseiller régional wallon. Il a présidé plusieurs commissions et missions à l'étranger,
- sénateur-bourgmestre honoraire.

Il était le père heureux de deux fils, Jean-Luc et Benoît, qui lui ont donné de remarquables petits enfants. Il était le frère de Marc à qui il était particulièrement attaché. Il a aimé beaucoup parents, proches et amis, et quitte sa compagne Christine avec un chagrin immense.

Il s'en va vers l'Orient, rivé à ses convictions philosophiques et politiques.

Il vous remercie d'avoir parfois le souvenir de lui.

Ainsi Jean-Luc Borremans, Bourgmestre de Fleurus, évoque-t-il son père au moment de sa disparition. Il le fait avec une dignité et une pudeur mais aussi une sensibilité sous-jacente, que l'on sait héritées de celui que Fleurus pleure maintenant.

J'avais eu la chance de rencontrer René Borremans pour le compte d'un quotidien qui, alors, s'honorait encore de telles pages. C'était en juillet 2001. J'en avais gardé le souvenir impressionné d'un homme aussi courageux que généreux, ferme qu'empathique, racé que simple. En hommage et en adieu, je pense ne pouvoir guère mieux que reproduire ce que j'avais alors recueilli de sa bouche. (Veuillez excuser la médiocre qualité de l'image, c'est celle qui accompagnait le papier de l'époque et que je n'ai pu reprendre que sur la coupure de presse).

 

Né en août 1930 dans un milieu réputé bourgeois puisque fils de docteur, René Borremans allait pourtant vivre toute sa jeunesse au cœur d'un milieu ouvrier très difficile: son père exerçait la médecine pour les charbonnages du Levant de Mons à Bray, à la cité «monoblocs» ainsi nommée en raison du matériau essentiel de sa construction, alors une innovation. Les grèves dures, les licenciements, la guerre, le pillage des magasins, l'inconcevable exploitation de la misère humaine, voilà, nous raconta-t-il, ce qui lui a forgé ses convictions.

D'autant que le doctorat de papa tenait parfois du sacerdoce; souvent, il lui était humainement impossible de réclamer le juste prix des soins dispensés aux plus démunis, et ce n'est pas la petite pharmacie d'urgence tenue par maman en l'absence d'apothicaire certifié qui pouvait faire rouler sur l'or la famille et ses trois enfants, trois fils. /.../

Et puis, le père de René Borremans mourut bien tôt; René n'avait que 17 ans.

Il fit des études de régent littéraire à Mons, fut instituteur pour les Belges en Allemagne pendant un an, surveillant interne à l'Athénée Provincial du Centre de Morlanwelz, instituteur au Rœulx avant de trouver son point d'attache définitif à Fleurus où il entrait à l'Athénée en 1957, une fonction qu'il allait occuper en titre jusqu'en 1985.

 

PREMIER MAYEUR DE L'ENTITÉ

Sur le plan politique, il était élu au Conseil communal de Fleurus en 1971: en octobre, il ceignait l'écharpe de l'instruction publique. En décembre 1976, il prêtait le serment de bourgmestre. René Borremans devenait le premier mayeur de l'entité à huit, constituée avec Wanfercée-Baulet et six villages. C'est lui qui dut se «taper» les premiers aléas de la fusion.

De 1981 à 1985, il siégera aussi au Conseil provincial avant d'entrer au Sénat. Il allait y rester de 85 à 95, mais dès 1993, sa santé l'obligeait à quitter le mayorat.

La période qui l'a le plus marqué, disait-il, c'est celle où il fut détaché pour entrer au Cabinet de Philippe Busquin:

«Pendant sept ans, de 78 à 85, ce fut une période de travail intense et exaltant, de rencontres enrichissantes dont beaucoup allaient être utiles pour Fleurus, car elles ouvraient quantité de portes.»

Quand il évoqua ses 16 années de mayorat, René Borremans les résuma sous le signe des extrêmes.

Quelques souvenirs:

«Je n'ai pas oublié le petit Christophe. un gamin de 6 ou 7 ans mort de faim, et je me demande encore comment cela fut possible dans ma commune. Il y eut d'autres tristesses: deux enfants brûlés à Lambusart, une incroyable profanation de sépulture, un collègue carbonisé à l'Athénée: tout cela vous marque profondément.»

Le sénateur-bourgmestre se rappelait aussi l'hiver '80:

«Saint-Amand, Brye et une partie de Wangenies furent totalement bloqués par la neige et il fallut requérir la Protection civile.»

Heureusement, il y eut aussi des satisfactions:

«Les petits coups de pouce que l'on pouvait donner à des dossiers. c'était autant de plaisirs. Voir disparaître les taudis comme à la cour Saint-Feuillen ou au Quartier de la Poste, résoudre enfin le délicat problème de l'égouttage au Vieux-Campinaire, réussir à débloquer le pont de Fleurjoux fermé depuis 10 ans, voir se réaliser les travaux des rues du Baty à Baulet, jouer un rôle pour que l'on attribue plus de 150 millions aux équipements et rénovations de la maison de repos, on n'en tire pas une gloire, mais un certain bonheur d'avoir pu y contribuer.»

René Borremans avait achevé le tableau des extrêmes qu'il peignait pour moi dans la langue élégante qui était la sienne, en évoquant la grande liesse populaire, avec 3.000 personnes, quand on fêta le bicentenaire de la Révolution française.

De lui-même, il reconnut...

«...se savoir perfectionniste, exigeant et explosif; et s'il s'avoua assez manipulateur, il ajouta manquer de diplomatie quoique cultivant peut-être à l'excès l'art du compromis».


Cet autoportrait en contrastes paraît bien fidèle puisque, dans son entourage, on nous le dépeint comme travailleur, un peu colérique peut-être, toutefois avec un énorme bon cœur.

René Borremans évoquait toujours ses souvenirs de mayorat avec enthousiasme et une certaine truculence à I'occasion. Ce littéraire était revenu au bonheur de la lecture, privilégiant les ouvrages historiques.

 

P. GONSETTE

Farfleur s'associe au deuil fleurusien. Oui, on aura plus que parfois le souvenir de René Borremans.